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À propos

Ayant toujours dessiné et peint, Sylvie Lepelletier-Pasquier s'est inscrite aux Beaux-arts de Versailles, sortie diplômée en 2001.

Professeur d’Art Plastiques jusqu’en 2015, elle se consacre désormais à la peinture et partage son temps entre Paris et son atelier de Batz sur mer en Loire Atlantique.

Sa démarche:

“C’est dans la nature que je puise mon inspiration . Guidée par mon imagination, formes et couleurs apparaissent sur mes toiles. Je suggère sans imposer. Je parle de liberté, mais de liberté contrôlée avec les possibilités et les exigences du langage plastique. « C’est ce que je fais qui m’apprend ce que je cherche, la peinture est un exercice de liberté » SOULAGES.
Mes préoccupations sont la recherche de la lumière et de l’espace, dans un univers poétique. La poésie, (Baudelaire, Guillevic, R.Char, Haïkus, écrits bibliques, textes sacrés...) m’inspire des œuvres sur papier ou livres accordéon.

Ma démarche est assurément spirituelle, va et vient entre l’esprit et la matière.
« L’Art rend visible l’invisible » dit Paul Klee. C’est mon credo, et c’est ma raison de peindre.

L’art pictural de Sylvie Lepelletier Pasquier – en peinture, gravure, collage, empreinte, monotype, livre – est tout en suggestion. Rien n’est imposé. Tout est proposé, subtilement, dans l’attitude d’une profonde confiance dans celui qui regarde : confiance dans son imagination, confiance dans sa sensibilité, confiance dans ses dispositions – on pourrait dire sa bonne volonté- voir le monde sous un jour lumineux. Un esprit fondamentalement positif préside cette position esthétique. Il ne s’agit pas de décrire - on est ici dans une écriture résolument abstraite, m me si une lecture par le filtre du paysage, ou tout au moins un certain esprit de nature, est toujours juste lorsqu’on contemple les tableaux de Sylvie L P. Il ne s’agit pas non plus de spéculation abstraite ou intellectuelle. Il s’agit pas plus de prendre une position esthétique – rien n’est moins « culturel » et j’ai envie de dire actuel – que cette forme d’art. Il ne s’agit pas d’esthétisme car l’enjeu de cette écriture reste élevé et échappe toujours comme une forme de lyrisme qui renonce pour une certaine part à être la hauteur de son objet qui se dérobe, conscient de n’ être jamais totalement au niveau d’une aspiration spirituelle indéniable et rare : celle de l’enthousiasme propre une jeunesse d’esprit marqué par l’idéalisme (mais qui y aurait davantage droit que l’artiste ?).

On se reconnaît dans cette fraîcheur d’approche, dans ce plaisir initial de la couleur, dans cette conception poétique voire musicale de la composition, dans ce mouvement de formes imprécises qui nous laisse toute latitude d’interprétation. On se voit invités faire le détail de chacune de ces qualités sur la surface de la toile, du papier, dans l’enchaînement le plus naturel des formes dans un espace enfin habitable.

Un telle position esthétique est la fois juvénile et très mûre. Sylvie ayant patiemment délimité son territoire artistique, qu’aujourd’hui elle cultive. Elle le cultive et elle le protège. Elle y aménage son jardin idéal. Elle le fait fleurir et fructifier. Elle nous le fait visiter : et l’on comprend vite que c’est l qu’on a envie d’habiter.
— Daniel LACOMME Professeur aux Beaux Arts de Paris, artiste peintre. Auteur de la collection «L'atelier vivant » .